American Beauty - Hervé

"C'était une de ces journées grises ou il va se mettre à neiger d'une minute à l'autre et qu'il y a comme de l'électricité dans l'air, tu peux presque l'entendre, tu vois ?
Et ce sac était la. En train de danser avec moi, comme un enfant qui m'invitait a jouer avec lui. Pendant quinze minutes. C'est là que j'ai compris qu'il y avait autre chose, au delà de l'univers plus loin que la vie. Je sentais cette force incroyablement bienveillante qui me disait qu'il n'y a aucunes raisons d'avoir peur, jamais. Sorti du contexte les images n'ont aucun sens, je sais mais... cela m'aide a m'en souvenir, j'ai besoin de m'en souvenir. Et parfois je me dis qu'il y a tellement de beauté dans le monde que s'en est insoutenable... et mon c½ur est sur le point de s'abandonner..."


American Beauty - Hervé

# Posté le dimanche 19 août 2007 14:34

Entendre l'appel.

Ecrire pour se souvenir. D'une perfection sauvage. Personne ne m'en voudra d'essayer de communiquer avec un chat. Un déménagement c'est troublant pour tout le monde. Hey, ça a du sens, se souvenir de la laine, se souvenir de l'odeur, se souvenir du rire, se souvenir des affronts.
Affolante angoisse. Ne jamais perdre ses souvenirs.
Entendre l'appel.

# Posté le mardi 24 juillet 2007 22:30

Que Dieu nous garde, aux grands et foutus Lançon, Blanchard, Salzmann...

C'est le moment magique où la psychothérapie devrait se dérouler. C'est la nuit que les femmes devraient s'allonger sur le divan. C'est la nuit toujours que je pourrais parler de ce qui me chagrine me transperce ou me pèse. Je pourrais peut être à l'aube du matin trouver les mots réels les bons mots qui garantiraient alors ce but que je cherche.
Je cherche le but de la psychothérapie. Je ne connais pas ce qui est inconscient. Qu'elle est cette magie que les gens savent prendre pour dépasser cette limite.
Ce n'est que de parler. J'en ai eu envie tant de nuit, après l'amour quand le dos se retourne que tu caresses des mots signes presque elfiques, il dort. Mais tu voudrais lui parler. J'ai tant envie de parler d'amour de mort, tant envie de parler de sentiments qui sont trop humains qui se vivent trop et qui ne se parlent pas assez.
Je dois parler de ça, que quand je pense au besoin et au manque est ce manque premier qui arrive.
Le manque de parler la nuit.
Monsieur Freud, j'associe, j'accorde mes nuits d'amour avec mes nuits d'ivresse, plus tôt mes nuits de larmes de souillure de mal, plus tôt les nuits d'alcool. La vinasse à plein nez, le téléphone qui tombe et la prise qui sort du mur. On ne parle pas la nuit on écoute. On écoute les ronflements terribles qui empêchent le silence, on sent l'odeur de la poussière et des pleurs sur le drap, on sent l'éthylique la nuit et on regarde peut être les étoiles, on sent peut être un peu le vent derrière les volets qui grincent mais on ne parle pas. Si l'on parle on ne nous répond pas.
Les poupées, peluches enfants ne répondent pas! Alors on ne parle pas puisque on écoute en inversant les mots. On n'entend pas bien à travers les portes. Alors on les invente ces mots qui manquent ce ne sera que des jolis mots. Peut être que ce qui ne se dit pas est tout ce que l'on a pas inventé.
Je vois, je n'invente pas ce que je pense, mais je peux mentir ce que je dis personne ne sait. On ne parle pas comme ça dans une après midi. Dans un grand vent au long manteau, ou sur le soleil boursouflé de lumière on ne peut pas dire cela.
Que ce que je ne dis pas, c'est toute la vérité.
Il faudrait alors la sortir cette vérité.
Mais si je ne la dis pas?
Que c'est compliqué, des histoires d'adultes comme au téléphone, je hais le téléphone comme je hais le vin. Le pied nu sale à côté d'une bouteille la prise s'est détaché du mur on ne dit rien on est là.
Foutu Freud lors c'est bon revenue des milliards d'années en arrière je suis là et j'ai gagné? La nuit je pourrais parler d'amour. Toute la nuit je pourrais transvaser des sentiments dans des bocaux qui se transvaseraient dans encore d'autres bocaux. La nuit je pourrais lire les milliers de page de ma mère, écrire à tous les gens comme je les sens et comme je les perçois. La nuit, toute seule je m'analyse monsieur le grand. Je sais qui je suis-je sais qui il y a derrière tout ça. Il suffira d'en mettre les mots.
Mais pourquoi, c'est comme si les mots restés enfermés dans ma tête. Je voudrais écrire ce livre qui sortirait les mots de ma tête.
Prenons exemple. Stabilisons l'exemple pour l'amadouer. Je m'analyserais seule ce sera la plus belle compréhension de l'être humain depuis des dizaines d'années.
Prenons donc l'exemple.


C'est peine perdue. Comme je ne sais plus parler je ne sais plus écrire.
Et au lieu de peine j'ai écris pipe.




Est-ce que je saurais raconter parler comme ça au médecin. Ça va en réalité trop vite dans ma tête pour être cohérent au sortir de la bouche ou des mots.
Vas y parle tu peux le faire. Parleparleparleparleparleparleparleparleparle
parleparleparleparleparleparleparleparleparleparleparleparleaprleparleparleaprleaprlaprlaprlaprlaprlapaprleparpleaprlzpelrpzkjdks

Que Dieu nous garde, aux grands et foutus Lançon, Blanchard, Salzmann...

# Posté le mardi 24 juillet 2007 22:05

La première spectatrice de toutes mes vies.

La première spectatrice de toutes mes vies.
"Loin de ceux qui comptent le plus.
Avoir peur pour les autres sans voir le danger"






I need you so much closer.






# Posté le mardi 24 juillet 2007 22:00

Didier, contre-coup de 11 ans...

Didier, contre-coup de 11 ans...
Graaa, j'reviens ici dire plein de bêtises...
J'ai foutu le feu à mon ancienne vie, depuis janvier je n'ai plus d'angine, c'est maman qui dirait que plus rien ne bloque au fond de ma gorge, que j'ai apparemment tout dit. Elle m'écrit des lettres qui me font pleurer. vilaine, y'a la fée clochette aussi qui me pousse les larmes conjuguées au virtuel. Ils sont fous les gens. J'ai fait rimé cette année avec bonté; si personne ne remarquera ma bonté d'âme qu'ils aillent brûler au fond de leur cave! Encore quelques années, le temps se déroulera en mois scolaires, de septembre à juin, les mois rimant aux évènements.
J'ai flippé. D'avoir parcouru tant de chemin, d'avoir cru que quelqu'un pouvait toucher mon sourire du bout de ses doigts. D'avoir pensé que tout ce que je faisais poserais un problème un jour ou l'autre. J'en ai voulu à tous ces gens de ne pas savoir donner, donner du temps, de la colère, des sentiments, des crachats, de l'orgueil. J'en ai voulu à certains de ne pas recevoir mon mépris, mon amour, ma patience, mes sommeils écourtés.
J'offrirais à ceux qu'ils le veulent mon insomnie.
J'ai découvert grâce à lui que l'existence c'était mieux en vrai. J'ai découvert grâce à l'autre que l'existence c'était mieux au présent. Un gamin arrogant.
Oh que le temps est plus doux quand tout se passe, je chante fort au dessus de l'écran, j'ai rencontré mon égo qui m'a dit qu'on était lâche, on a bien discuté tous les deux. On ne devrait pas se prendre pour de la merde, on est tombé d'accord.
Et vous n'avez même pas pensé que c'est étrange de parler avec son égo?
Alors c'est bien. Si vous parlez tout seul, c'est bon signe.

J'ai pris la photo d'un coin devant des fous. Va-t-on me le reprocher?


Mieux vaut un jour dans cette vie que l'éternité dans le monde à venir.
[issu du Talmud]

# Posté le mardi 24 juillet 2007 21:51